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1917

¤ 6 avril Entrée en guerre des États-Unis.
¤ Quatre nouveaux syndicats industriels IWW : Oil Workers Industrial Union (pétrole), Metal Mine Workers Industrial Union (mines), Lumber Workers Industrial Union (bois) et General Construction Workers Industrial Union (bâtiment) ;
— mouvements et grèves IWW dans les mines de Butte (Montana) et de l’Arizona par solidarité, de Virginia (Minnesota) et Gogebic Range (Michigan), dans le bâtiment à Exeter (Californie), Seattle (Washington) et Rockford (Illinois), dans l’industrie du bois à Fontana River (Montana) et dans la région de Spokane (Washington) - emportant la journée de huit heures pour tout le Nord-Ouest ;
— l’Idaho et le Minnesota adoptent des lois contre le « syndicalisme criminel » ;
— création du Comité de Défense IWW des prisonniers politiques ;
22 juin Lynchage de Frank Little ;
12 juillet Rafle et déportation des mineurs de Bisbee (Arizona) ;
Septembre Perquisitions dans les locaux IWW, destruction des archives, arrestations.
— En Australie, l’IWW désormais interdit continue la lutte malgré la répression et participe à la grève générale ;
— Au Mexique, l’IWW prend la tête du mouvement contre les taxes imposées par les propriétaires étasuniens sur le pétrole et les salaires.
¤ 7 novembre La Révolution d’octobre en Russie avive l’espoir d’une révolution sociale internationale imminente, qu’elle allait entretenir longtemps, et allume pendant deux ans des foyers insurrectionnels à travers le monde, plus ou moins rapidement mais tous aussi brutalement écrasés.

La stratégie centralisatrice de Lénine, dans le contexte spécifique à la Russie révolutionnaire de 1917, sachant s’appuyer en particulier sur les conseils ouvriers hérités de 1905, permit au Parti bolchevique de ramasser le pouvoir et de le conserver en le consolidant malgré la guerre civile, les interventions étrangères et une situation économique désastreuse. Or ce modèle, incarné dans le Parti, vite érigé en principe universel et sacralisé par le succès de la Révolution d’octobre, tout en profitant à divers autocrates, hypothèquera pour au moins soixante-dix ans presque toutes les autres tentatives de révolution sociale, bientôt compromises, de gré ou de force, avec les seuls intérêts de l’État soviétique.

Les quelques gages de socialisme dispensés par l’empire soviétique et l’épouvantail communiste, agité opportunément à des fins impérialistes ou de police intérieure, seront malgré tout des facteurs importants dans la transformation du capitalisme au XXe siècle.